Mutilations génitales féminines : 4,5 millions de filles risquent de subir la pratique en 2026
bien-etre 12 Feb 2026

« On estime à 4,5 millions, dont beaucoup ont moins de cinq ans, le nombre de filles qui risquent de subir des mutilations génitales féminines en 2026. Actuellement, plus de 230 millions de filles et de femmes en ont des séquelles à vie ». C’est ce qui ressort de la déclaration conjointe du Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap), d’Onu-Femmes, de l’Unicef, du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme, de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) et de l’Unesco. Elle a été publiée, ce vendredi 6 février 2026, à l’occasion de la Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des Mutilations génitales féminines (Mgf). Ces organisations ont réaffirmé leur « engagement à mettre fin à ces pratiques pour protéger chaque fille et chaque femme à risque et à continuer à œuvrer, pour que les femmes soumises à cette pratique nuisible aient accès à des services de qualité et adaptés ». D’après elles, « les Mgf constituent une violation des droits humains et sont injustifiables ». Et pour cause, justifient- elles, « elles portent atteinte à la santé physique et mentale des filles et des femmes. Elles peuvent entraîner de graves complications à vie et les coûts de leur traitement sont estimés à environ 1,4 milliard de dollars américains par an (environ 778 milliards de FCfa) », lit-on dans la déclaration. Selon les organismes signataires, « les interventions, menées au cours des trois dernières décennies pour mettre fin aux mutilations génitales féminines, ont un impact près des deux tiers de la population dans les pays où elles ont cours étant favorables à leur élimination ».
Les signataires de la déclaration se sont félicités que « les progrès accomplis pour faire reculer les mutilations génitales féminines, après des décennies de lents changements, s’accélèrent : la moitié des progrès réalisés depuis 1990 l’ont été au cours de la dernière décennie, la proportion de filles victimes de Mgf étant passée de la moitié au tiers ».
Le but visé est d’atteindre l’Objectif de développement durable (Odd) consistant à mettre fin aux Mgf d’ici à 2030.
