Résultats des législatives 2024 : le Nouveau Front populaire crée la surprise et arrive en tête du 2d tour, le RN échoue à la 3e place
featured 07 Jul 2024
Pour la coalition de gauche formée au lendemain de la dissolution, c’est une nette avancée par rapport au contingent de 150 députés envoyé à l’Assemblée nationale par la Nupes après les législatives de 2022. A l’issue de ce scrutin, les équilibres internes au bloc de gauche sont modifiés. La France insoumise (LFI), qui formait un groupe de 75 députés dans l’Assemblée sortante, obtient de 73 à 80 sièges. Le Parti socialiste passe quant à lui d’un groupe de 31 élus à une fourchette comprise entre 60 et 64 sièges. Les Ecologistes disposeront de 33 à 36 sièges, contre 21 jusqu’à présent. Enfin, le Parti communiste français enverrait 11 à 12 élus au Palais-Bourbon. Hors NFP, 14 candidats divers gauche sont élus au second tour, d’après l’estimation d’Ipsos-Talan.
Qualifiés dans 441 circonscriptions au second tour, le Rassemblement national et ses alliés semblaient en mesure de s’emparer d’une majorité à l’Assemblée nationale pour la première fois dans la Ve République. Mais après les nombreux désistements intervenus dans l’entre-deux-tours, le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella perd son pari. Il obtient, selon notre estimation, entre 138 et 145 élus au terme du second tour. Il améliore toutefois son score par rapport à 2022, où il avait envoyé 89 députés à l’Assemblée.
A lui seul, le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella s’empare de 124 à 128 sièges. Alliés à l’extrême droite, le président contesté des Républicains, Eric Ciotti, et ses soutiens auront quant à eux de 14 à 17 députés.
La question du futur gouvernement reste entière
Derrière la coalition de gauche, mais devant le RN et ses alliés, le bloc présidentiel réuni sous la bannière Ensemble perd la majorité relative qu’il détenait de 2022 à 2024. Les différents partis du centre limitent cependant leur recul à l’Assemblée, avec entre 152 et 158 élus au terme de ces législatives anticipées. Alors que différents sondages lui accordaient un contingent de députés plus proche de la barre des 100, les nombreux désistements intervenus dans l’entre-deux-tours pour éviter l’accession au pouvoir du Rassemblement national ont profité à Renaissance, au MoDem et à Horizons.