Aminata Touré recadre les députés : « Qui va enquêter sur les enquêteurs ? »

21:06
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Aminata Touré recadre les députés : « Qui va enquêter sur les enquêteurs ? »

Aminata Touré est montée au créneau dans le débat sur la création de commissions d’enquête parlementaires. La coordinatrice de la coalition présidentielle Kiiraay appelle à préserver les principes de bonne gouvernance et de transparence, tout en mettant en garde contre les manœuvres politiques.

« La bonne gouvernance et la transparence sont fondamentales pour faire avancer notre pays », a-t-elle rappelé, estimant qu’il faut « tenir les manœuvres et manipulations politiciennes loin de ces principes républicains cardinaux ».

L’envoyée spéciale du chef de l’État a ensuite recadré les députés sur leurs prérogatives en matière de contrôle des finances publiques. « La Cour des Comptes et l’Inspection Générale d’État sont les organes juridiquement habilités à contrôler la bonne utilisation de l’argent public », a-t-elle affirmé.

Selon elle, « les députés de l’Assemblée nationale ne sauraient s’arroger les prérogatives de la Cour des comptes et de l’Inspection Générale d’État, ils n’en ont absolument pas les attributions juridiques encore moins les compétences techniques ».

Insistant sur la technicité des vérifications financières, Aminata Touré a rappelé que « la vérification financière c’est un métier qui requiert des capacités spécifiques suite à de longues études, ce n’est pas du populisme ». Elle a ainsi demandé que « tous les dossiers évoqués (sans oublier le fonds Jaam de la Casamance) soient transmis aux organes de contrôle dédiés ».

« Que chacun reste à sa place et la République ne s’en portera que mieux », a-t-elle martelé.

« Qui va enquêter sur les enquêteurs ? »

Dans une seconde réaction, Aminata Touré a également interpellé les parlementaires sur la nécessité de garantir la transparence dans la gestion des ressources de l’Assemblée nationale.

« En pleine frénésie de contrôle illégal des institutions de la République, on ose espérer que vous réfléchissez sur les mécanismes de contrôle de l’ASSEMBLÉE NATIONALE QUI UTILISE L’ARGENT PUBLIC », a-t-elle lancé.

Elle a ensuite posé une question directe : « Qui va enquêter sur les enquêteurs ? », avant de conclure par cet adage wolof : « Kouy dig lé sangou na djitou si wanag wi ! ».