Le nouveau maire de Paris est une sorte de parisien moyen. La remarque ne se veut pas désobligeante, au contraire. Emmanuel Grégoire coche la plupart des cases qui, assemblées, s’approchent du portrait de l’habitant-type de la capitale : il est né il y a quarante-huit ans en banlieue mais a passé toute son adolescence en Charente-Maritime, il est diplômé mais pas trop (Sciences Po Bordeaux), il est à la tête d’une famille recomposée de cinq enfants, il a travaillé dans le privé, il aime le PSG (mais aussi le RC Lens et le foot de façon générale), il aime boire des bières en terrasse, il prend toujours le métro même pour rentrer de son QG après sa victoire au premier tourEmmanuel. Grégoire passe la barre symbolique des 50 % des suffrages, ce dimanche 22 mars. Le candidat socialiste devance sa principale concurrente Rachida Dati (Les Républicains), de près de 9 points. La maire du 7e arrondissement de la capitale obtient 41,5% des voix. Suit enfin Sophia Chikirou pour la France Insoumise, qui se classe troisième avec 7,96% des votes.
Les électeurs parisiens étaient de nouveau appelés aux urnes pour choisir un nouveau maire. Paris compte plus de 2 millions d’habitants, répartis dans 20 arrondissements. Nouveauté par rapport à 2020 : le corps électoral devait voter deux fois, aussi bien pour la mairie centrale que pour celle d’arrondissement.
Selon une estimation Ipsos-Bva-Cegis École d’ingénieurs, le taux de participation à l’issue de cette journée a atteint 61,9 %. Dimanche 15 mars, il était de 58,9 %. À 17 heures, ce taux se situait autour des 41 % : soit trois points de moins que dimanche dernier, où il était autour des 44 %…




