La Sûreté urbaine du Commissariat central de Thiès a démantelé un réseau présumé impliqué dans des faits d’actes contre nature, de prostitution en ligne, de consommation de stupéfiants et d’escroquerie. Quatre individus ont été présentés au parquet ce vendredi 10 juillet 2026.
L’affaire a débuté le samedi 4 juillet, après que les enquêteurs ont été informés de la tenue de rencontres suspectes dans un studio situé à Nguinth. Selon les renseignements recueillis, plusieurs individus s’y réunissaient régulièrement pour se livrer à des actes contre nature. Une opération discrète a alors été mise en place par les éléments de la Sûreté urbaine, aboutissant à l’interpellation de quatre suspects.
Lors de l’intervention, six personnes se trouvaient dans le studio loué par l’un des mis en cause. Deux d’entre elles ont réussi à prendre la fuite en sautant du balcon, échappant ainsi aux policiers.
La perquisition effectuée sur place a permis la découverte de plusieurs objets présumés liés aux activités du groupe. Les enquêteurs ont notamment saisi un tube de gel lubrifiant entamé, un cornet de chanvre indien, une pipe artisanale fabriquée à partir d’une bouteille de lait et utilisée pour la consommation de crack, un fourneau à chicha, une canette contenant des résidus de « Sousse » ainsi que des mégots de cigarettes présentant des traces de MDMA.
Au cours des auditions, les suspects ont livré leurs versions des faits. L’un d’eux a reconnu avoir entretenu des relations sexuelles régulières avec le principal mis en cause. Ce dernier, après avoir initialement nié les accusations, aurait finalement reconnu les faits, affirmant que les membres du groupe appartenaient au même milieu et se livraient régulièrement à des pratiques similaires.
L’enquête a également révélé l’existence d’un système présumé de prostitution en ligne. L’un des suspects aurait créé de faux profils féminins sur Instagram afin d’attirer des victimes vers WhatsApp pour des échanges vidéo à caractère sexuel rémunérés. Pour donner davantage de crédibilité à son stratagème, il utilisait des vidéos de femmes récupérées sur Internet, diffusées depuis un second téléphone, afin de faire croire à ses interlocuteurs qu’ils étaient en conversation directe avec une véritable personne.
Interrogé par les enquêteurs, il aurait reconnu les faits d’escroquerie tout en contestant les accusations liées aux actes contre nature.
Les investigations ont par ailleurs porté sur l’état de santé des personnes interpellées. Le principal suspect a déclaré vivre avec le VIH depuis 2015 et suivre un traitement antirétroviral. Les examens médicaux réalisés dans le cadre de la procédure ont également révélé qu’un autre individu était séropositif sans le savoir. Les enquêteurs indiquent que celui-ci aurait eu plusieurs rapports sexuels non protégés avec des partenaires des deux sexes.
Les recherches se poursuivent pour retrouver les deux personnes en fuite et identifier d’éventuels autres membres du réseau. Les enquêteurs tentent également d’évaluer l’ampleur des activités du groupe et les éventuelles implications sanitaires.
À l’issue de l’enquête préliminaire, les quatre suspects ont été déférés au parquet pour des faits présumés d’association de malfaiteurs, actes contre nature, prostitution en ligne, détention et usage de stupéfiants, transmission volontaire du VIH, mise en danger de la vie d’autrui, usurpation d’identité et escroquerie.




