Insectes, serpents, méduses : comment traiter ?

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Actu_ExpressBIEN ÊTRESANTE
Insectes, serpents, méduses : comment traiter ?

En été, piqûres, morsures et contacts avec des animaux marins sont fréquents. La plupart des réactions restent locales et bénignes. Mais certaines situations doivent faire consulter sans attendre : allergie, gêne respiratoire, piqûres multiples, morsure de serpent, malaise ou douleur intense après contact avec une méduse.

La bonne conduite dépend de l’animal en cause, mais un principe ne change pas : devant une gêne respiratoire, un malaise, une perte de connaissance, un gonflement du visage ou de la gorge, il faut appeler le 15 ou le 112.

Piqûres d’insectes : surveiller l’allergie

Après une piqûre de guêpe, d’abeille, de frelon ou de bourdon, une rougeur, un gonflement local et une douleur sont fréquents. Il faut désinfecter, retirer les bagues si la piqûre est à la main, appliquer du froid enveloppé dans un tissu et rester au calme. Si une abeille a laissé son dard, il faut l’enlever rapidement sans écraser la glande à venin.

Trois situations relèvent de l’urgence : une piqûre dans la bouche ou la gorge avec difficulté à respirer, des piqûres multiples, ou une réaction allergique générale. L’Assurance Maladie rappelle qu’on parle de piqûres multiples au-delà de 20 chez l’adulte, mais seulement 4 ou 5 chez l’enfant.

Il faut aussi consulter si, après 24 heures, la zone reste très rouge, gonflée et douloureuse, car une infection locale est possible.

Serpent : appeler dans tous les cas

Après une morsure de serpent, il ne faut pas essayer d’identifier l’animal en prenant des risques. L’Assurance Maladie recommande d’appeler les secours dans tous les cas de morsure. Même lorsqu’il s’agit d’une morsure sèche, sans injection de venin, seul un avis médical permet d’évaluer correctement la situation.

En attendant, il faut allonger la victime, la rassurer, retirer bagues, montre, chaussures ou tout ce qui peut serrer, nettoyer la plaie avec eau et savon si possible, puis la couvrir avec un linge propre. Il faut éviter l’agitation, qui favorise la diffusion du venin.

En revanche, certains gestes sont dangereux : pas de garrot, pas d’incision, pas d’aspiration, pas de glace, pas de kit anti-venin, pas d’alcool. Le paracétamol peut être utilisé contre la douleur, mais il faut éviter aspirine et anti-inflammatoires.

Méduse : eau de mer, pas d’eau douce

En cas de piqûre de méduse, il faut sortir de l’eau calmement, rincer abondamment avec de l’eau de mer, enlever les filaments visibles sans frotter, puis surveiller la douleur et l’état général. Le rinçage à l’eau douce est déconseillé, car il peut aggraver la libération de venin par les cellules urticantes restées sur la peau. (baignades.sante.gouv.fr)

Il faut consulter si la douleur est intense, si la réaction s’étend, si la piqûre touche le visage ou les yeux, ou s’il existe un malaise, des vomissements, des vertiges, une gêne respiratoire ou des signes allergiques. Dans le doute, surtout chez un enfant, on demande un avis médical.