Le transport maritime, pilier essentiel des échanges commerciaux du Sénégal risque de connaître des perturbations. À compter du 1er mai 2026, la compagnie danoise Maersk appliquera une surcharge de manutention à l’importation (Rhi) sur ses flux à destination du pays, renseigne un document reçu le 4 avril; rapporte le soleil .
C’était craint. C’est sur le point d’arriver. La crise entre les États-Unis et l’Iran perturbe le fret maritime.Selon la compagnie danoise Maersk, à partir du 1er mai, d’importantes hausses seront enregistrées. Cette mesure, qui concerne l’ensemble de son réseau mondial à quelques exceptions près, se traduira par une hausse de 250 dollars pour les conteneurs de 20 pieds et de 350 dollars pour ceux de 40 et 45 pieds, soit un surcoût compris entre 151 250 et 211 750 FCfa par unité.
Cette augmentation intervient dans un contexte international marqué par une volatilité persistante des coûts logistiques. Entre la hausse des prix du carburant, les tensions géopolitiques et les ajustements réglementaires, le fret maritime subit des pressions structurelles qui se répercutent directement sur les économies dépendantes des importations.
Le Sénégal, dont une grande partie des approvisionnements transite par voie maritime, apparaît particulièrement exposé.
Pour les importateurs, cette nouvelle surcharge représente un défi supplémentaire. Déjà confrontées à une progression continue des coûts de transport, les entreprises devront absorber ou répercuter ces hausses sur les prix de vente. Une situation qui pourrait, à terme, affecter la compétitivité des produits importés et accentuer la pression sur le pouvoir d’achat des ménages.
Au-delà des acteurs privés, les implications sont également macroéconomiques. L’alourdissement de la facture des importations pourrait peser sur la balance commerciale et raviver les tensions inflationnistes. Dans un contexte de quête de souveraineté économique, ces évolutions rappellent la vulnérabilité structurelle liée à la dépendance aux marchés extérieurs.
Face à ces contraintes, les entreprises sont appelées à repenser leurs stratégies. L’optimisation des chaînes d’approvisionnement, la diversification des partenaires commerciaux ou encore une meilleure maîtrise des règles du commerce international, notamment les Incoterms, constituent des pistes d’adaptation.
Avec cette instabilité, la maîtrise des coûts logistiques s’impose plus que jamais comme un levier stratégique. Pour le Sénégal, l’enjeu est désormais de renforcer la résilience de son économie face aux chocs exogènes tout en poursuivant ses efforts de transformation structurelle.




