Ziguinchor : lancement des travaux de construction de trois unités de transformation halieutique

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Ziguinchor : lancement des travaux de construction de trois unités de transformation halieutique

Le ministre des Pêches et de l’Économie maritime, Amy Mara Dièye, a lancé, hier, mercredi 21 octobre 2026, à Ziguinchor, les travaux de construction de trois unités modernes de transformation des produits halieutiques. Elles visent à améliorer les conditions de travail des femmes, à réduire les pertes après capture et à accroître les revenus des communautés de pêcheurs. 

Dans le sud du pays, le ministre des Pêches et de l’Économie maritime, Amy Mara Dièye, a lancé, hier, mercredi 21 octobre 2026, les travaux de construction de trois unités modernes de transformation des produits halieutiques. Mangacounda, Baghagha et Fanda sont les localités où ces infrastructures seront réalisées dans le cadre du projet « Anaré Difal », qui signifie « les femmes de la mer » en langue diola.

Elles entendent donner un nouvel élan à la filière halieutique en Casamance. La cérémonie de lancement, tenue à Ziguinchor, marque une étape importante pour les bénéficiaires. Financée par le Japon et mise en œuvre par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), en partenariat avec le ministère des Pêches, l’initiative place les femmes au cœur du développement économique local.

« Ce projet traduit notre volonté commune de renforcer l’autonomie économique des femmes et de promouvoir une filière halieutique durable en Casamance. C’est tout le souhait du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, du Premier ministre et de l’ensemble du gouvernement », a souligné Amy Mara Dièye.

Elle a rappelé que le poisson constitue une source essentielle de protéines et de nutriments pour les ménages, particulièrement les plus modestes. À ses yeux, préserver la qualité des produits et limiter les pertes après capture sont indispensables à la rentabilité des activités de pêche, mais aussi à la sécurité et à la souveraineté alimentaires du pays. Au-delà de la construction des bâtiments, l’enjeu est de permettre aux transformatrices de travailler dans de meilleures conditions d’hygiène et de sécurité tout en proposant des produits de qualité supérieure et plus compétitifs.

Les nouvelles installations devront également favoriser une meilleure valorisation du poisson et renforcer les revenus des acteurs locaux. « En investissant dans les femmes, nous soutenons les familles, les communautés et l’avenir de nos territoires », a estimé Bintia Stephen Tchicaya, coordonnatrice régionale de la Fao pour l’Afrique de l’Ouest. À l’en croire, les retombées attendues dépassent le cadre économique.

Mme Tchicaya a précisé que ces infrastructures vont contribuer à l’amélioration de la santé des ménages, à la scolarisation des enfants et à la capacité des communautés à faire face aux difficultés économiques et climatiques. S’adressant aux bénéficiaires, le ministre des Pêches les a exhortées à s’approprier ces équipements et à veiller à leur bonne gestion. « Ces infrastructures représentent une occasion exceptionnelle. Leur réussite dépendra de votre engagement et de votre capacité à en assurer une gestion responsable et durable », leur a-t-elle lancé.

Prenant la parole, le maire de la commune de Kaour, dans le département de Goudomp, a magnifié le déploiement de ces infrastructures dans ces zones de pêche. Pour Cheikh Ndiaye, ces futures installations témoignent de la volonté de l’État et de ses partenaires d’œuvrer pour soutenir les communautés.

Sur les rives du fleuve Casamance, ces trois chantiers portent ainsi une ambition qui dépasse la simple réalisation d’infrastructures. À Fanda, Baghagha et Mangacounda, il s’agit de faire de la transformation du poisson un véritable levier de création de richesses, d’autonomisation des femmes et de préservation des ressources halieutiques au bénéfice des générations futures.