Zone Uemoa : Progression de 6,7% du Pib sur l’année 2025

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ECONOMIE
Zone Uemoa : Progression de 6,7% du Pib sur l’année 2025

Selon la Bceao qui donne l’information dans son rapport sur la politique monétaire dans l’Umoa, en effet, les dépenses d’investissement se sont inscrites en hausse de 8,7%, après 7,6% au trimestre précédent, portées par la relance des activités de BTP dans les secteurs public et privé. Pour sa part, informe la Bceao, la consommation finale a augmenté de 5,5% au cours du trimestre sous revue, après une progression de 5,7% au troisième trimestre de 2025. Le maintien du dynamisme de la consommation est notamment lié au contexte de détente des prix dans les pays de l’Union.
 
Au niveau du commerce extérieur, la contribution à la croissance économique est ressortie positive au quatrième trimestre 2025 (+0,1 point de pourcentage), en relation avec une amélioration du solde commercial.
 
«Sur l’année 2025, le Pib de l’Union progresserait de 6,7%, après 6,2% en 2024. Cette amélioration serait principalement soutenue par un regain d’activité dans les secteurs tertiaire et secondaire », renseigne la Bceao. En effet, explique-t-on, le secteur tertiaire est demeuré le principal moteur de la croissance, avec une contribution de 3,4 pdp portée par le dynamisme des activités commerciales et des services. L’apport du secteur secondaire à la croissance économique est ressorti 2,3 pdp, sous l’effet du renforcement des productions extractives, à la faveur de l’exploitation des gisements d’hydrocarbures en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Niger, ainsi que de la hausse des productions minières et manufacturières. La contribution du secteur primaire s’est établie à 1,0 pdp, en raison de l’accroissement de la production agricole, notamment vivrière (+4,8%) au cours de la campagne 2025/2026.
 
Selon la Bceao, examinée sous l’angle des emplois du Pib, la croissance économique en 2025 a été principalement soutenue par la consommation finale et les investissements, dont les contributions ressortent respectivement à 3,7 et 1,8 pdp. La contribution du secteur extérieur est ressortie à 1,2 pdp, en lien avec l’augmentation des exportations, notamment de produits miniers, pétroliers et gaziers.
 
La Bceao souligne que comparativement aux estimations précédemment communiquées dans le rapport de décembre 2025, la croissance économique de l’Union est demeurée inchangée, malgré la révision à la hausse de 0,6 pdp de celle du Mali et de 0,2 pdp du Burkina. Le taux de croissance du Pib du Mali a été porté à 6,1%, en liaison avec l’impact moins important qu’initialement prévu des difficultés d’approvisionnement en carburant, le dynamisme des secteurs tertiaire et primaire, la consolidation de la production aurifère et le démarrage de l’exploitation du lithium. Au Burkina, la révision de la croissance est en lien avec le renforcement des investissements dans les travaux publics.