Faux et usage de faux : un homme déféré à la DIC après une affaire d’usurpation d’identité

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FAITS DIVERS
Faux et usage de faux : un homme déféré à la DIC après une affaire d’usurpation d’identité

P. M. Niang, âgé de 58 ans, a été déféré par la Division des investigations criminelles (DIC) pour des faits présumés de « faux et usage de faux portant sur des documents administratifs et usurpation d’identité ». Selon les informations rapportées par Libération, il est accusé d’avoir conservé pendant plusieurs années le passeport de sa première épouse afin de permettre à sa seconde épouse, d’origine nigériane, d’utiliser son identité.

Une affaire qui remonte à 1995

L’affaire trouve son origine en 1995. À l’époque, P. M. Niang aurait récupéré le passeport de sa première épouse, F. Mbaye, auprès de l’ambassade d’Italie à Dakar, sous prétexte de lui faciliter l’obtention d’un visa pour l’Italie. Le document ne lui aurait toutefois jamais été restitué.

Des années plus tard, F. Mbaye aurait découvert son passeport au domicile de sa belle-sœur. Le document aurait alors porté la photographie de sa coépouse, E. O. Ugbo.

En poursuivant ses recherches, la plaignante aurait découvert que son identité avait été utilisée pour obtenir un titre de séjour, puis la nationalité italienne au profit de sa rivale. Une situation d’autant plus surprenante qu’elle affirme « n’est jamais sortie du territoire national ».

Des documents confirmés par les autorités

Saisie de l’affaire, la DIC a entrepris plusieurs démarches auprès des services compétents afin de vérifier les accusations.

La Direction de la police des étrangers et des titres de voyage (DPETV), ainsi que le Consulat d’Italie, auraient notamment confirmé l’existence de documents établis au nom de F. Mbaye, mais comportant la photographie de sa coépouse.

Le mis en cause conteste les accusations

Entendu par les enquêteurs, P. M. Niang a rejeté les faits qui lui sont reprochés. Selon Libération, il affirme que son ex-épouse lui aurait « donné » son identité en échange de 700 000 FCFA, il y a environ trente ans.

Cette version n’aurait toutefois pas convaincu les enquêteurs de la DIC. Au terme de la procédure, le mis en cause a été déféré au parquet pour les faits présumés de faux et usage de faux et d’usurpation d’identité.