Des députés français ont demandé ce mardi la convocation de l’ambassadeur des États-Unis en France après des propos du président américain Donald Trump visant le président Emmanuel Macron.
Dans un courrier adressé au ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, neuf élus de La France insoumise (LFI) et deux du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) demandent « des actes » pour condamner ces déclarations, qu’ils jugent « insultantes » et attentatoires à la dignité nationale.
Parmi les signataires figurent notamment Mathilde Panot, Clémence Guetté et Sophia Chikirou. Ils déplorent qu’« aucun acte n’ait été posé par la France pour se faire respecter ».
Les élus estiment que ces propos « portent atteinte à l’honneur du président de la République, et donc de notre pays et de nos concitoyens », dénonçant des déclarations « absolument scandaleuses ».
Ils jugent qu’« à travers la personne du président de la République, c’est l’ensemble du pays qui est humilié » et considèrent que la convocation de l’ambassadeur constituerait « une question de dignité ».
Les propos en cause remontent au 1er avril, lorsque Donald Trump a affirmé lors d’une conférence de presse qu’Emmanuel Macron « se remet encore du coup qu’il a reçu à la mâchoire », en référence à une vidéo diffusée en 2025 montrant un geste de Brigitte Macron, interprété comme une gifle et démenti par le couple.
Ces déclarations intervenaient dans un contexte de tensions autour du détroit d’Ormuz, le président américain affirmant avoir sollicité un soutien français dans la région, ce que Paris a contesté, indiquant ne pas avoir été associé aux opérations en cours.
Emmanuel Macron a réagi par la suite depuis la Corée du Sud, qualifiant ces propos de « ni élégants ni à la hauteur », tout en estimant qu’ils ne justifiaient pas de réponse supplémentaire.
« Nous avons besoin de stabilité, de calme, d’un retour à la paix ; ce n’est pas un spectacle », a-t-il déclaré.
Les propos ont été tenus dans un contexte de tensions autour du détroit d’Ormuz et de divergences sur l’engagement français dans la région, sans qu’aucune mesure diplomatique concrète n’ait été annoncée à ce stade par les autorités françaises.




