Le député socialiste français Philippe Brun, écarté mercredi de la primaire de la gauche sociale-démocrate après des accusations de violences, a annoncé le dépôt d’une plainte afin que « la justice puisse établir les faits », dénonçant une tentative de le « tuer politiquement ».
Le député de l’Eure, âgé de 34 ans, a été suspendu à titre conservatoire du Parti socialiste par son bureau national, quelques heures avant l’officialisation des cinq candidatures à la primaire organisée avec Place publique et l’UGR.
Lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale, Philippe Brun a affirmé ignorer la nature précise des faits qui lui sont reprochés et assuré qu’aucune plainte n’avait été déposée contre lui.
« Je refuse de me laisser démolir par de fausses accusations », a-t-il déclaré, évoquant une dénonciation « orale » et « non documentée » provenant d’une ancienne collaboratrice licenciée en juin pour faute grave.
L’élu affirme disposer de preuves de « menaces », de « chantage » et de « harcèlement » de la part de cette ancienne collaboratrice. « Ce conflit est instrumentalisé par mon propre parti », a-t-il accusé, se disant à la disposition de la justice.
Selon la direction du PS, les accusations portent sur du harcèlement, des violences physiques et un possible emploi familial.
La suspension a été approuvée par le bureau national à « l’unanimité moins une opposition et trois abstentions », le parti invoquant notamment la « défense des droits des femmes ». Elle restera en vigueur pendant les investigations et pourra être levée si aucune sanction n’est prononcée.
Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a estimé auprès de BFMTV que cette mesure conservatoire était « la seule possible ».
Philippe Brun a indiqué qu’il saisissait la commission de résolution des conflits du parti, tout en soulignant qu’une décision pourrait prendre six mois. « Je suis candidat à la primaire. Ayant été exclu de la primaire, je ne serai pas candidat à la présidentielle », a-t-il conclu.




