Des responsables américains ont indiqué jeudi que l’Iran avait commencé à poser des mines dans le détroit d’Ormuz, une initiative susceptible de perturber le trafic maritime mondial, rapporte le New York Times.
Selon un responsable américain informé des renseignements recueillis, l’Iran a commencé à utiliser de petites embarcations pour mener ces opérations après que les forces américaines ont détruit des navires iraniens plus grands capables de déployer rapidement des mines.
Par ailleurs, le Corps des Gardiens de la révolution islamique d’Iran peut mobiliser des centaines de ces bateaux, qu’il utilise depuis longtemps pour harceler des navires de plus grande taille, notamment ceux de la marine américaine, précise le journal.
Les responsables américains estiment toutefois que cette nouvelle campagne de minage reste lente et peu efficace. Néanmoins, l’Iran chercherait à déployer des mines plus rapidement qu’elles ne peuvent être neutralisées, dans l’espoir de dissuader davantage le passage des navires dans ce détroit stratégique, par lequel transitent habituellement environ 20 % du pétrole brut et du gaz naturel transportés dans le monde.
Dans ce contexte, l’Iran a annoncé la fermeture du détroit après le lancement, le 28 février, d’attaques conjointes des États-Unis et d’Israël, provoquant des perturbations du trafic maritime et une hausse des prix du pétrole.
Depuis lors, plusieurs navires ont été touchés dans la zone, certaines attaques ayant été revendiquées par l’Iran.
Mardi, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Majid Takht-Ravanchi, a toutefois démenti que Téhéran soit en train de miner le détroit.
Dans sa première déclaration depuis le début du conflit, le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a affirmé jeudi que « le levier du blocage du détroit d’Ormuz doit continuer d’être utilisé ».
De leur côté, les forces américaines ont ciblé 16 navires iraniens soupçonnés de poser des mines, tandis que le président américain Donald Trump a averti l’Iran qu’il ferait face à de graves conséquences s’il bloquait les flux de pétrole, selon les médias.
Historiquement, les mines dans la région ont déjà endommagé des navires. Et avec près d’un cinquième de la consommation mondiale de pétrole et du commerce de gaz naturel liquéfié transitant par le détroit, les activités iraniennes restent une préoccupation majeure pour l’armée et les services de renseignement américains, conclut le journal.




