e président français Emmanuel Macron a estimé, jeudi, avant le sommet UE-Balkans occidentaux au Monténégro, que l’Ukraine et la Russie sont les seules parties à même de « bâtir un plan de paix », réaffirmant que la France « a toujours défendu des négociations directes entre l’Ukraine et le Kremlin ».
« Ce sont aujourd’hui l’Ukraine et la Russie qui peuvent bâtir un plan de paix », a déclaré le chef de l’État, ajoutant qu’il juge « bonne » l’initiative de discussions en cours et c’est une « bonne chose qu’il y ait des discussions qui puissent se repenser ».
Macron a insisté sur le rôle des Européens dans ce processus, soulignant qu’ils sont « de très loin les premiers contributeurs » en matière de soutien à l’Ukraine, et qu’ils ont vocation à être « à la table des discussions pour un plan de paix », une question qu’il a définie comme relevant de « l’architecture de paix et de sécurité pour les Européens ».
Cessez-le-feu « étapé » et rejet d’une concession territoriale totale
Le président français a indiqué souhaiter « réorganiser un dialogue pour construire le cessez-le-feu étapé », estimant que cela est « l’intérêt de l’Ukraine et de la Russie ». Il a également affirmé que toute offre consistant à « laisser à la Russie l’intégralité du Donetsk, en tout cas tout le Donbass », n’a « jamais existé pour les Ukrainiens ni pour les Européens » et « ne doit plus exister, compte tenu de la réalité sur le terrain ».
Sur le plan militaire, Macron a estimé que « la Russie ne gagne plus de territoire » et « en a même perdu ces dernières semaines », faisant également état de pertes russes « en centaines de milliers, et même au-delà ».
Coalition des volontaires et coordination européenne
Macron a annoncé avoir invité l’ensemble des membres de la coalition des volontaires « les 13 et 14 juillet prochains à Paris », pour une réunion structurée en marge du 14 Juillet. Il a précisé être « très étroitement coordonné » avec le Royaume-Uni et l’Allemagne, et a indiqué qu’il rencontrera le président Zelensky « dans quelques jours ». Il a par ailleurs fait état d’un entretien téléphonique avec le président américain Donald Trump « il y a 5 jours », portant notamment sur l’Ukraine, lors duquel il lui a « redit que les Européens prennent leurs responsabilités ».
Balkans occidentaux : intégration graduelle
En marge du volet ukrainien, Macron a évoqué le cadre du sommet, consacré à l’élargissement de l’Union européenne aux Balkans occidentaux. La France et l’Allemagne ont proposé un mécanisme d’« intégration graduelle renforcée » permettant à un pays candidat d’intégrer les formats européens sur un dossier précis dès lors qu’il a intégré l’acquis communautaire dans ce domaine. Macron a qualifié cet agenda d’« important d’un point de vue géopolitique », citant les enjeux énergétiques, sécuritaires et migratoires dans la région.




