Deux nouvelles études confirment les effets néfastes des aliments ultra-transformés sur la population et notamment les jeunes.
Les aliments ultra-transformés augmentent les risques d’obésité chez les jeunes
Les adolescents qui consomment plus d’aliments ultra-transformés ont 63 % plus de risque de développer un surpoids ou une obésité que les jeunes qui en mangent peu. Les scientifiques de l’Université de Gondar, sont parvenus à cette conclusion après avoir repris les données de 23 recherches menées sur ces produits entre 2088 et 2025. Cela représente 1550.000 enfants âgés de 10 à 19 ans, répartis dans 16 pays. « L’association positive était cohérente dans toutes les régions géographiques étudiées, y compris l’Afrique, l’Asie, l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud », précisent les auteurs de cette étude parue dans PLOS.
De plus, ils ont remarqué que ce lien entre l’obésité des ados et les produits industriels comme les biscuits, les céréales du petit déjeuner, la charcuterie ou encore le fast food était plus marqué dans les travaux les plus récents (2024 et 2025). « Ce qui suggère que l’association pourrait se renforcer à mesure que la consommation d’aliments ultra-transformés augmente à l’échelle mondiale », préviennent-ils. Ils ajoutent dans leur communiqué qu' »améliorer la nutrition des adolescents aujourd’hui est essentiel pour protéger la santé de la population à long terme et réduire les coûts de soins de santé associés aux maladies liées à l’obésité ».
Ils impactent aussi les muscles des consommateurs
La nourriture industrielle n’impacte pas uniquement le poids et le métabolisme. Elle peut aussi mettre à mal les muscles. Une équipe de l’Université de Californie à San Francisco a fait cette découverte en étudiant les IRM de 615 personnes (âge moyen : 60 ans) ainsi que leurs habitudes alimentaires. Les données ont montré que les personnes qui ont un régime riche en aliments ultra-transformés avaient des quantités plus élevées de graisse stockées à l’intérieur des muscles de la cuisse, et cela indépendamment de l’apport calorique.
« Sur l’IRM, cela peut être vu comme une dégénérescence graisseuse du muscle, où des traînées de graisse remplacent les fibres musculaires », expliquent les auteurs dans leur communiqué. Par ailleurs, ils précisent que des taux importants de graisse intramusculaire dans la cuisse pourraient augmenter le risque d’arthrose du genou.
« Cette recherche souligne le rôle vital de la nutrition dans la qualité des muscles dans le contexte de l’arthrose du genou », souligne la Dr Zehra Akkaya, auteure de l’étude parue dans la revue Radiology. « La lutte contre l’obésité est un objectif principal et un traitement de première ligne pour l’arthrose du genou, mais les résultats de cette recherche soulignent que la qualité alimentaire mérite une plus grande attention, et les régimes de perte de poids devraient prendre en compte la qualité du régime alimentaire au-delà de la restriction calorique et de l’exercice. »




