Un financement de 77 milliards de FCfa est approuvé par la Banque mondiale en faveur du Sénégal. C’est dans le cadre du programme de développement du système de santé et de protection financière dénommé « Naatangue 2030 ».
La Banque mondiale a annoncé, dans un communiqué publié hier, jeudi 19 mars, le décaissement d’un appui financier en faveur du Sénégal estimé à 135 millions de dollars, soit 77 milliards de FCfa. L’objectif est de renforcer le système de santé, d’améliorer la prise en charge sanitaire des femmes, des enfants et des adolescents et d’assurer une protection financière aux populations vulnérables. L’autre objectif, ajoute le document, est le renforcement du plateau médical.
La Banque mondiale a aussi indiqué l’octroi d’un crédit de 100 millions de dollars, via l’Association internationale de développement (Ida), pour financer « Naatangue 2030 », le programme sénégalais de renforcement du système de santé et de protection financière. Il est complété par des subventions non remboursables du Mécanisme de financement mondial (Gff) et du Fonds fiduciaire multidonateur pour la transformation et la résilience des systèmes de santé (Hstrf) à hauteur de 20 et 15 millions de dollars respectivement. Tout au long de sa mise en œuvre, « Naatangue 2030 », souligne l’institution de Bretton Woods, soutiendra une évolution vers un système de santé plus équitable, résilient et axé sur les résultats. « Il contribuera à élargir l’accès à des soins obstétricaux et néonatals d’urgence de qualité, à renforcer le dépistage de routine et la continuité des soins pour les femmes et les enfants, tout en appuyant l’extension d’une couverture d’assurance santé efficace aux populations vulnérables ». Le programme favorisera également des améliorations systémiques, notamment en matière de disponibilité des médicaments essentiels, de déploiement des agents de santé dans les zones mal desservies, de systèmes d’information et d’utilisation de données, ainsi que de préparation aux chocs sanitaires et environnementaux grâce à des mécanismes régionaux d’alerte précoce multirisques. « ‘‘Naatangue 2030’’ reflète notre engagement commun avec le gouvernement sénégalais à préserver les populations cibles de la précarité et à garantir que chaque femme, enfant et adolescent puisse accéder à des services de santé de qualité », a déclaré Djibrilla Issa, directeur de Division pour le Sénégal, la Mauritanie, le Cap-Vert, la Guinée-Bissau et la Gambie. Ce programme, dit-il, soutient « la vision du Sénégal de bâtir un système de santé plus solide, plus équitable et mieux préparé à affronter les défis sanitaires à venir tout en contribuant à l’ambition du Groupe de la Banque mondiale d’atteindre 1,5 milliard de personnes dans le monde à l’horizon 2030 avec des services de qualité en matière de santé et de nutrition ». Selon lui, l’approche de financement axée sur les résultats, soutenue par des réformes ciblées, contribuera également à pérenniser les acquis de « Naatangue 2030 » en améliorant durablement la qualité des services, l’équité et la résilience.




