Diourbel : une veuve et un bijoutier poursuivis pour une escroquerie de plus de 20 millions FCFA

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Diourbel : une veuve et un bijoutier poursuivis pour une escroquerie de plus de 20 millions FCFA

D. Lo, une veuve âgée de 62 ans, et B. Thiam, un bijoutier de 52 ans, comparaissent devant le tribunal des flagrants délits de Diourbel. Ils sont poursuivis pour avoir soutiré plus de 20 millions de francs CFA, ainsi que des bijoux en or, à une femme d’affaires identifiée sous les initiales A. Diop. À l’issue de l’audience, le procureur de la République a requis six mois d’emprisonnement ferme contre les deux prévenus.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, qui a assisté à l’audience, D. Lo aurait noué des liens avec la victime après le décès de sa mère. Elle lui aurait alors promis de la considérer « comme sa propre fille ». Profitant de cette proximité, elle aurait ensuite sollicité son aide financière à plusieurs reprises, évoquant des difficultés liées à un héritage.

Entre janvier et mars, A. Diop aurait ainsi contracté deux prêts bancaires de 3 et 4 millions de francs CFA pour venir en aide à la prévenue. Elle lui aurait également confié plusieurs bijoux en or afin qu’ils soient mis en gage.

Un système de prêts clandestins au cœur de l’affaire

C’est au moment de la mise en gage des bijoux que le rôle du bijoutier B. Thiam aurait été révélé. D. Lo aurait obtenu auprès de ce dernier un prêt de 12 millions de francs CFA en échange des bijoux, alors qu’elle aurait déclaré à la victime n’avoir reçu que 10 millions.

La supercherie aurait été découverte lorsque le bijoutier a réclamé 15 millions de francs CFA pour restituer les bijoux. Les investigations auraient également mis au jour un système de prêts clandestins pratiqué par B. Thiam, assorti d’intérêts mensuels de 1,25 million de francs CFA sur les 12 millions prêtés.

À la barre, rapporte encore L’Observateur, les deux prévenus se sont mutuellement rejeté la responsabilité des faits. De son côté, la partie civile, représentée par Me El Hadji Diouf, a versé au dossier des enregistrements audio et des relevés bancaires. Elle réclame 50 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts, ainsi que l’application de la contrainte par corps au maximum.