Djeddah-Thiaroye-Kao : un charretier entre la vie et la mort après un lynchage sur fond d’accusation de vol

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Djeddah-Thiaroye-Kao : un charretier entre la vie et la mort après un lynchage sur fond d’accusation de vol

À Djeddah-Thiaroye-Kao, dans la banlieue dakaroise, un jeune charretier de 27 ans est actuellement hospitalisé dans un état critique après avoir été victime d’un passage à tabac d’une extrême violence. L’affaire, partie d’une accusation de vol de bétail, a dégénéré en une expédition punitive qui suscite l’indignation dans le quartier.

Une intervention d’une rare violence dans le quartier Saliou Ndir

Les faits se sont déroulés dans la nuit au quartier Saliou Ndir, où des habitants affirment avoir assisté, impuissants, à l’agression d’un homme identifié comme Saibatou Ndiaye. Selon plusieurs témoignages, cinq individus armés de bâtons, de couteaux et de projectiles l’auraient violemment pris à partie en pleine rue.

Accusé du vol de deux moutons, le jeune homme aurait été roué de coups avant d’être laissé pour mort par ses agresseurs.

Une victime plongée dans le coma

Alertés, les éléments de la Brigade de recherches de Thiaroye se sont rendus sur place et ont retrouvé la victime inconsciente, dans un état jugé très grave. Souffrant notamment d’un traumatisme crânien sévère, elle a été évacuée en urgence vers l’hôpital Idrissa Pouye, où elle est actuellement prise en charge en soins intensifs. Son pronostic vital reste engagé.

Une accusation à l’origine du drame

L’affaire trouve son origine dans la disparition de deux moutons appartenant à K. Sène, une femme âgée de 75 ans. Après avoir constaté la perte de ses animaux, elle aurait accusé le charretier et se serait rendue à son domicile pour lui demander des explications, selon des sources locales.

Quelques heures plus tard, son fils, Ousseynou Sène, alias « Seikh bi », récemment libéré de prison, serait revenu accompagné d’un groupe d’individus. C’est alors que l’agression aurait eu lieu, transformant une suspicion initiale en acte de violence collective.

Une enquête en cours

Dans le cadre de l’enquête ouverte, les autorités ont procédé à l’arrestation de la mère de famille, considérée comme la principale suspecte de complicité. Elle a été placée sous mandat de dépôt le 14 avril 2026.

Pendant ce temps, son fils et plusieurs membres du groupe impliqué dans l’agression sont activement recherchés par les forces de sécurité.