Médina Wandifa : une adolescente de 14 ans tuée à coup de pilondans son sommeil, l’enquête explore la piste d’un drame familial

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Médina Wandifa : une adolescente de 14 ans tuée à coup de pilondans son sommeil, l’enquête explore la piste d’un drame familial

La commune de Médina Wandifa est plongée dans la consternation après la mort tragique d’Aminata Masse, une adolescente de 14 ans. Selon les informations rapportées par le journal Libération, la victime, qui souffrait d’un handicap physique et mental, aurait été tuée alors qu’elle dormait.

Les premiers éléments de l’enquête font état d’une scène d’une extrême violence. Le beau-père de l’adolescente, Abdou Khadre Sano, aurait reconnu devant les enquêteurs lui avoir porté plusieurs coups à la tête à l’aide d’un pilon, alors qu’elle se trouvait dans son lit. La jeune fille n’aurait pas eu la possibilité de se défendre ni d’appeler à l’aide.

Les faits se seraient déroulés le dimanche 28 juin 2026. La mère de la victime, Ndèye Marème Diouf, aurait indiqué aux enquêteurs qu’elle n’était pas présente au moment du drame et qu’elle aurait découvert la situation à son retour au domicile familial.

Selon les éléments rapportés par le journal, le beau-père lui aurait ensuite avoué avoir mortellement agressé Aminata. Toutefois, un point a retenu l’attention des enquêteurs : le signalement aux autorités n’aurait été effectué que plusieurs jours après les faits présumés, précisément le 4 juillet.

Une inhumation qui intrigue les enquêteurs

Le délai entre le décès présumé et l’alerte donnée aux forces de l’ordre a conduit les enquêteurs à approfondir leurs investigations. Les gendarmes de Bounkiling, appuyés par la Section de recherches de Saint-Louis, cherchent notamment à établir les circonstances exactes de la mort de l’adolescente ainsi que les conditions de son inhumation.

L’enquête aurait révélé que le corps d’Aminata Masse aurait été enterré clandestinement. Les investigations se sont alors orientées vers plusieurs personnes, dont Abdou Khadre Sano, un imam et deux laveuses mortuaires, dont le rôle présumé dans cette inhumation fait l’objet de vérifications.

Les enquêteurs tentent notamment de déterminer ce que ces personnes savaient réellement des circonstances du décès et dans quelles conditions elles auraient participé aux opérations ayant suivi la mort de l’adolescente.

Le beau-père met en cause la mère de la victime

Entendu par les enquêteurs, Abdou Khadre Sano aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés. Mais ses déclarations auraient également apporté un nouvel élément au dossier.

D’après Libération, le mis en cause aurait affirmé avoir agi sur « commande » de son épouse, Ndèye Marème Diouf, la mère biologique d’Aminata. Il aurait soutenu que cette dernière ne supportait plus la prise en charge de sa fille en raison de son handicap et qu’elle aurait validé le passage à l’acte.

Ces accusations, qui émanent d’un mis en cause, devront toutefois être confrontées aux autres éléments recueillis par les enquêteurs afin d’établir les responsabilités éventuelles de chacun.

Une enquête toujours en cours

Les versions livrées par les différents protagonistes devront être examinées par les enquêteurs pour reconstituer avec précision le déroulement des événements.

Le délai du signalement, l’organisation présumée de l’inhumation et les déclarations contradictoires constituent désormais les principaux axes de l’enquête. Les autorités devront déterminer les circonstances exactes de la mort d’Aminata Masse ainsi que le rôle de chaque personne impliquée dans cette affaire.