L’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet a annoncé, samedi, le retrait de sa candidature au poste de secrétaire générale des Nations Unies, mettant fin à une campagne lancée en février avec le soutien initial du Chili, du Brésil et du Mexique.
Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, Mme Bachelet a assuré ne pas regretter d’avoir relevé ce « grand défi », estimant que sa candidature avait contribué à porter l’idée que la prochaine personne appelée à diriger l’ONU soit une femme d’Amérique latine, indépendante et attachée aux principes de la Charte des Nations Unies.
L’ancienne cheffe de l’Etat a également évoqué un contexte international “défavorable”, affirmant qu’elle poursuivrait son engagement international en faveur de la paix, de la sécurité, du développement durable et des droits humains.
Son retrait intervient au lendemain d’une troisième consultation informelle au Conseil de sécurité qui lui a été défavorable, selon des médias chiliens citant des sources diplomatiques.
Dans un communiqué, le gouvernement chilien a indiqué « prendre acte » de la décision de Mme Bachelet, rappelant avoir retiré en mars son soutien à sa candidature après avoir notamment évalué « la dispersion des candidats dans la région et son impact sur les possibilités de succès ».
L’Exécutif a précisé que cette décision avait été prise au regard des priorités de la politique étrangère du pays et rappelé que Santiago n’avait, depuis lors, soutenu aucun autre candidat.
Il a parallèlement réaffirmé son attachement au multilatéralisme, tout en plaidant pour une « profonde réforme » du système des Nations Unies.
La candidature de Michelle Bachelet avait été officiellement présentée en février par le Chili, le Brésil et le Mexique. Son pays avait retiré son parrainage le 24 mars, invoquant le contexte de l’élection, la dispersion des candidatures latino-américaines et des divergences avec certains acteurs déterminants du processus.
Ancienne Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme (2018-2022) et première directrice exécutive d’ONU Femmes (2010-2013), Mme Bachelet avait néanmoins choisi de poursuivre sa campagne avec le soutien du Brésil et du Mexique.




