Une affaire portant sur un montant de près d’un demi-milliard de francs CFA alimente les discussions au sein de la Société nationale des habitations à loyer modéré (SN-HLM). Des travailleurs, qui souhaitent faire la lumière sur cette situation, envisageraient de saisir l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC).
La tension serait montée d’un cran au sein de la direction de la SN-HLM. Une affaire financière portant sur un montant estimé à 500 millions de francs CFA suscite des interrogations parmi certains travailleurs de la société. Ces derniers souhaiteraient obtenir des éclaircissements sur les circonstances entourant cette opération et les éventuelles responsabilités qui pourraient être engagées.
Selon des informations recueillies auprès de sources proches du dossier, un groupe de travailleurs aurait déjà pris la décision de saisir l’OFNAC afin de demander l’ouverture d’examens sur cette affaire. L’objectif annoncé serait de faire toute la lumière sur les faits, d’identifier les éventuelles irrégularités et de déterminer les responsabilités, si des manquements étaient établis.
Le PCA serait-il tenu à l’écart ?
Toujours selon une source appartenant à ce groupe de travailleurs, le président du conseil d’administration (PCA) de la SN-HLM n’aurait pas été informé de cette affaire. Une affirmation qui, si elle était confirmée, soulèverait des questions sur les mécanismes de gouvernance et de contrôle au sein de la société.
Nos sources indiquent par ailleurs que le directeur général de la SN-HLM se trouve hors du pays depuis le 10 septembre et qu’il serait attendu à Dakar durant le week-end. Cette information reste à confirmer auprès de la direction générale.
Pour l’heure, les contours exacts de cette affaire demeurent à préciser. La saisine annoncée de l’OFNAC pourrait permettre de clarifier les faits, de vérifier les informations avancées et d’établir, le cas échéant, l’existence d’éventuelles irrégularités. Les personnes ou structures potentiellement mises en cause devront pouvoir apporter leur version des faits avant toute conclusion.




