La Douane sénégalaise, le Cosec et le groupe privé Focus Investment Group ont conclu un accord tripartite stratégique pour créer le terminal à conteneurs de destination de Touba. Représentant un investissement de 110 milliards de francs Cfa, cette infrastructure majeure vise à rapprocher les opérations de dédouanement des zones de consommation, à fluidifier les transports et à renforcer le positionnement du Sénégal au cœur des échanges en Afrique de l’Ouest.
Une avancée majeure vient d’être accomplie pour la transformation de la chaîne logistique du Sénégal. La Direction générale des Douanes, le Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec) et Focus Investment Group (Fig) ont officialisé leur partenariat par la signature d’un protocole d’accord relatif au développement et à l’exploitation du nouveau terminal à conteneurs de Touba.
A travers ce partenariat public-privé, les trois acteurs entendent décentraliser les formalités douanières et logistiques. Désormais, les marchandises destinées à Touba, aux régions de l’intérieur et aux marchés de la sous-région pourront être réceptionnées, entreposées et dédouanées au plus près des centres de consommation. Cette réorganisation permettra de réduire considérablement les délais d’acheminement, d’éviter les ruptures de charge et d’améliorer la traçabilité des produits tout en désengorgeant la capitale.
Erigé sur 40 hectares, le terminal affichera une capacité initiale de 100 000 conteneurs (Evp) par an, avec une extension possible à 200 000 Evp. Le site intégrera des entrepôts sous douane, des silos à vrac, ainsi qu’une gare routière capable d’accueillir 200 gros porteurs par jour. Ce terminal constitue le moteur de «Touba Terminal», un projet global de 350 hectares bénéficiant du statut de Zone économique spéciale (Zes). Le complexe abritera également une zone industrielle et logistique de 200 hectares, une bourse agricole destinée à valoriser la production nationale, et une centrale solaire de 50 Mw garantissant un approvisionnement énergétique propre et à bas coût.
Avec un investissement global de 110 milliards F, l’infrastructure ambitionne de générer plus de 300 milliards F Cfa de flux commerciaux annuels et d’impacter plus de 70 000 bénéficiaires d’ici sept ans. Le début des travaux est prévu pour le premier semestre 2027, ouvrant la voie à une desserte optimisée du marché ouest-africain.




