Réunis à Dakar dans le cadre des travaux du Bureau de l’Association des banques centrales africaines (ABCA), les gouverneurs des banques centrales du continent ont réaffirmé leur o leur volonté d’accélérer le processus d’intégration monétaire africaine, avec en ligne de mire la création d’une monnaie unique et d’une banque centrale commune pour l’Afrique.
Face aux gouverneurs des banques centrales africaines, aux experts et partenaires présents,le Président de l’Abca Yvon Sana Bangui a rappelé que l’ambition de l’ABCA reste la construction progressive « d’une monnaie unique et d’une banque centrale commune pour l’Afrique ».
Selon lui, malgré les nombreux défis qui jalonnent le processus d’intégration, les avancées enregistrées démontrent que l’objectif demeure réalisable grâce à « la collaboration, la synergie et la détermination de tous ».
Le président de l’ABCA a toutefois insisté sur la nécessité pour les banques centrales africaines de renforcer leur coopération dans un environnement mondial devenu plus incertain. Il a estimé que l’association doit continuer à jouer son rôle de « cadre privilégié de dialogue, d’apprentissage et de solidarité », notamment sur les questions liées à la stabilité monétaire, à l’inclusion financière, à la digitalisation des systèmes financiers et à la défense des intérêts africains dans les instances internationales.
LANCEMENT DE L’IMA EN SEPTEMBRE PROCHAIN
Au centre des discussions figure l’opérationnalisation de l’Institut monétaire africain (IMA), dont le lancement effectif est attendu en septembre 2026 au Nigéria. Pour le président de l’ABCA, cette future institution, qui sera abrité par le Nigéria, constitue un « déterminant central de la marche vers l’intégration monétaire et financière » du continent.
Il s’est notamment félicité de l’adoption des statuts de l’IMA lors de la 39e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine tenue en février 2026 à Addis-Abeba.
Pour Yvon Sana Bangui, l’opérationnalisation de l’IMA don’t le siège n’est désormais « plus un projet lointain », mais une réalité qui exige « l’implication résolue des banques centrales africaines » afin de garantir un démarrage effectif des activités dans les délais prévus.
Prenant la parole, le commissaire de l’Union Africaine en charge du développement économique, du tourisme, du commerce, de l’industrie et des mines, Franscisca Tatchouop Belobe a exhorté les membres de l’ABCA à finaliser la nomination des membres de l’IMA afin aller vers la banque centrale africaine




