Dans la vallée du fleuve Sénégal, la Banque mondiale salue les résultats du PRDC-VFS, un projet communautaire aux impacts déjà visibles. En mission de terrain, ses responsables appellent toutefois à accélérer la mise en œuvre pour renforcer durablement les infrastructures et répondre davantage aux besoins des populations.
En mission de supervision dans la vallée du fleuve Sénégal, la Banque mondiale affiche un satisfecit global sur l’état d’avancement du Projet de résilience et de développement communautaire (PRDC-VFS), tout en appelant à une accélération des réalisations structurantes au bénéfice des populations.
Conduit par Benjamin Burckhart, chargé de projet, ce suivi de terrain – organisé environ tous les six mois – a permis de sillonner plusieurs localités, de Bakel à Richard-Toll, en passant par des villages et hameaux de la région de Matam et de Saint-Louis. L’objectif : évaluer concrètement les progrès des sous-projets communautaires et mesurer leur impact sur les conditions de vie des populations.
Sur le terrain, la diversité des réalisations illustre l’approche intégrée du PRDC-VFS. À Bakel, une arène omnisports en cours de finalisation symbolise les investissements dans les infrastructures sociales. Ailleurs, des groupements de femmes s’activent dans des activités génératrices de revenus, notamment la fabrication de savon.
Le projet a également permis la mise en place de mini-forages, l’électrification de villages, la réhabilitation d’écoles et de maternités ainsi que l’installation de parcs de vaccination pour le bétail.
« Le sentiment est vraiment positif », a confié Benjamin Burckhart, soulignant l’importance des échanges avec les communautés et les autorités locales. Gouverneurs, préfets et populations ont unanimement salué l’impact du projet, mettant en avant son caractère participatif. « C’est un projet conçu pour les communautés et mis en œuvre par elles-mêmes, avec une forte appropriation locale », a-t-il insisté.
Cette implication des bénéficiaires constitue l’un des principaux leviers de réussite du PRDC-VFS. L’accueil chaleureux réservé à la délégation et les retours jugés « très satisfaisants » traduisent l’adhésion des populations à cette initiative régionale, qui couvre à la fois le Sénégal et la Mauritanie, avec une coordination étroite entre les deux pays.
Malgré ces avancées encourageantes, la Banque mondiale entend maintenir la pression pour passer à une nouvelle phase. « Nous sommes encore au début. Il faut accélérer la mise en œuvre », a plaidé le responsable du projet.
Dans cette perspective, des investissements plus structurants sont attendus, notamment la réhabilitation de pistes rurales afin de garantir l’accessibilité des zones enclavées en toute saison.
Au-delà des infrastructures, les activités de cohésion sociale menées dans la vallée ont également été fortement appréciées, renforçant le vivre-ensemble dans des zones souvent confrontées à des défis économiques et environnementaux.
La durabilité des acquis reste toutefois un enjeu central. Les responsables du projet insistent sur la nécessité pour les communautés de s’approprier la maintenance des infrastructures réalisées, condition indispensable pour pérenniser les bénéfices à long terme.
Avec des résultats déjà visibles sur le terrain et une volonté affichée d’intensifier les efforts, le PRDC-VFS s’impose progressivement comme un levier majeur de développement local et de résilience dans la vallée du fleuve Sénégal.




