France : Macron reçoit le président libanais Joseph Aoun à Paris pour renforcer le soutien à l’armée libanaise

10:22
INTERNATIONAL
France : Macron reçoit le président libanais Joseph Aoun à Paris pour renforcer le soutien à l’armée libanaise

Le président libanais Joseph Aoun est arrivé jeudi matin à Paris, où il a été reçu par son homologue français Emmanuel Macron pour des discussions consacrées au renforcement des forces armées libanaises et à l’avenir du dispositif sécuritaire dans le sud du Liban.

Cette rencontre intervient alors que Beyrouth cherche à obtenir un soutien international accru pour renforcer les capacités de son armée et prévenir tout vide sécuritaire dans le sud du pays, à l’approche de la fin du mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL).

Emmanuel Macron doit également recevoir jeudi le roi Abdallah II de Jordanie, en amont d’un sommet international visant à mobiliser un soutien en faveur des forces armées libanaises (LAF).

Selon une source à l’Élysée citée par Euronews, les discussions s’inscrivent dans le cadre du processus d’Aqaba, lancé par la Jordanie en 2015. Elles réunissent de hauts responsables et des experts militaires de France, du Royaume-Uni, de Jordanie, du Liban et des États-Unis, notamment autour des plans de déploiement de l’armée libanaise et des efforts visant à stabiliser la région.

La réunion doit être consacrée à des « questions opérationnelles directes », selon la même source. La France et ses partenaires doivent notamment examiner les moyens de soutenir l’armée libanaise par une aide financière, la fourniture d’équipements, le partage de renseignements et, si nécessaire, un accompagnement opérationnel.

L’après-FINUL constitue l’un des principaux enjeux des discussions. Le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé de mettre fin au mandat de la force le 31 décembre 2026, avant une période d’un an consacrée à la réduction de ses effectifs et à son retrait. Cette décision bénéficie du soutien des États-Unis.

La FINUL compte actuellement environ 7 500 Casques bleus issus de près de 50 pays. Son départ fait craindre à Beyrouth l’apparition d’un vide sécuritaire dans le sud du pays, alors que les autorités libanaises cherchent à renforcer le déploiement de l’armée et à étendre l’autorité de l’État à l’ensemble du territoire.

Joseph Aoun avait récemment appelé à la mise en place d’un dispositif permettant d’éviter un tel vide après le départ de la FINUL. Dans un entretien cité par Euronews, le président libanais avait estimé que toute nouvelle force déployée dans le sud devrait conserver un caractère temporaire, jusqu’à ce que l’armée libanaise soit en mesure d’y assurer pleinement ses missions.

Ces discussions se déroulent par ailleurs sur fond de tensions persistantes entre le Liban et Israël, malgré le cessez-le-feu conclu sous médiation américaine. Les échanges entre les deux pays portent notamment sur le retrait des forces israéliennes du sud du Liban, le déploiement de l’armée libanaise et le désarmement du Hezbollah.