Les États-Unis retirent l’experte de l’ONU, Francesca Albanese, de leur liste de sanctions

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INTERNATIONAL
Les États-Unis retirent l’experte de l’ONU, Francesca Albanese, de leur liste de sanctions

Les États-Unis ont retiré la Rapporteuse spéciale de l’ONU sur les droits des Palestiniens, Francesca Albanese, de leur liste des ressortissants spécialement désignés, selon le site du département américain du Trésor consulté mercredi.

Cette décision intervient après qu’un juge fédéral a suspendu la semaine dernière les sanctions prises par l’administration de Donald Trump contre la juriste italienne, estimant qu’elles violaient ses droits garantis par le Premier amendement de la Constitution américaine.

Le juge fédéral Richard Leon a accordé une injonction préliminaire contre ces sanctions, considérant que l’administration Trump cherchait à restreindre la liberté d’expression de Francesca Albanese en raison « des idées ou du message exprimé ».

Résidant en Tunisie, Francesca Albanese avait été sanctionnée après avoir encouragé la Cour pénale internationale, basée à La Haye, à engager des poursuites pour crimes de guerre contre des responsables israéliens en lien avec les opérations menées dans la bande de Gaza.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio l’avait accusée de mener une « campagne de guerre politique et économique » contre les États-Unis et Israël, après la publication d’un rapport mentionnant plusieurs entreprises accusées de faciliter l’occupation israélienne des territoires palestiniens, dont Microsoft, Alphabet, Amazon et Palantir.

Rapporteuse spéciale du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, pour la Cisjordanie et Gaza depuis 2022, Francesca Albanese est chargée de surveiller les violations des droits humains commises contre les Palestiniens.

Les sanctions américaines lui interdisaient notamment l’entrée sur le territoire américain, l’accès au système bancaire des États-Unis ainsi que toute activité commerciale avec des entités basées dans le pays.

Son époux, l’économiste de la Banque mondiale, Massimiliano Cali, ainsi que leur fille de nationalité américaine, avaient engagé une action en justice contre l’administration Trump en février dernier.