L’émotion était à son comble dans l’enceinte de l’hôpital Dalal Jamm, rapporte le quotidien . En lançant la Fondation Sénégal Solidaire, Marie Khone Faye, au côté de Absa Faye ne s’est pas contentée d’un acte protocolaire ; elle a posé les jalons d’un espoir concret pour des milliers de Sénégalaises en lançant les travaux du Centre national de dépistage du cancer. Au-delà des discours officiels, ce sont les voix des patientes et des survivantes qui ont véritablement secoué l’assistance. Leurs récits ont mis en lumière la dure réalité de la lutte contre la maladie au Sénégal. «J’ai découvert mon cancer trop tard, faute de moyens pour financer mes examens. Aujourd’hui, je me bats, mais beaucoup n’ont pas cette chance», a confié l’une d’elles, la voix étranglée par l’émotion. Une autre intervenante a insisté sur le poids social de la pathologie : «Le silence et la stigmatisation entourent encore cette maladie. Le cancer ne doit plus être une condamnation à mort pour les femmes les plus démunies.»
Face à ces cris du cœur, la Première dame a réitéré son ambition : «Chaque femme doit pouvoir accéder à un dépistage précoce, quel que soit son niveau de revenu.» Un impératif soutenu par Dr Fatma Guenoune, présidente de la Ligue sénégalaise contre le cancer (Lisca), qui rappelle qu’en matière de cancer, le temps est le facteur clé entre la vie et la mort. «Sans dépistage précoce, nous continuerons à perdre des vies que nous aurions pu sauver. L’accès aux soins ne doit plus être un luxe, particulièrement pour les femmes de la banlieue et des zones rurales», a-t-elle martelé.
Le maire de Guédiawaye, Ahmeth Aïdara, a salué une initiative salvatrice pour sa commune : «Ce centre est un espoir pour nos habitants. La santé de nos mères et de nos filles ne peut plus attendre.» De son côté, le Dr Samba Guèye, Directeur général de l’hôpital Dalal Jamm, a souligné que ce futur pôle va transformer radicalement la prise en charge des patientes. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Santé, Dr Ibrahima Sy, et de la maire de Golf-Sud, Khadija Mahécor Diop Diouf, témoignant du caractère prioritaire de ce projet structurant.
Au-delà du diagnostic
Le futur Centre national de dépistage vise à combler un déficit majeur dans le système de santé sénégalais. A travers la Fondation Sénégal Solidaire, la Première dame et ses partenaires entendent agir sur trois piliers : la santé, l’éducation et l’autonomisation des femmes. Car derrière chaque statistique, il y a des vies brisées qui appellent à une action immédiate et pérenne.




