En 2025, la France a enregistré un nombre assez important de cas autochtones de chikungunya. Mais comment reconnaître et soigner les piqûres de moustique tigre ?
En raison du changement climatique et de la hausse des températures, le moustique tigre s’épanouit de plus en plus sur nos terres occidentales. Sa présence grandissante en métropole s’accompagne d’une hausse des cas de chikungunya, de dengue et de zika. Après une année 2025 historique, les autorités sanitaires ont lancé dès le 1er mai 2026 une surveillance renforcée des maladies transmises par le moustique tigre. Elles rappellent aussi les bons gestes à avoir en cas de piqûres.
Chikungunya : un « niveau jamais observé auparavant » dans l’Hexagone en 2025
En 2025, on a dénombré 809 cas autochtones de chikungunya entre le 1er mai et le 30 novembre. « Il s’agit du nombre le plus important de cas et d’épisodes de transmission autochtones de chikungunya identifiés depuis la mise en place de la surveillance renforcée en 2006″, précise le bilan annuel. Sur la même période, 30 cas autochtones de dengue ont également été recensés.
Si la majorité des épisodes de transmission autochtones a été « détectée précocement » notamment grâce au signalement des cas, certains foyers ont dépassé les 80 cas. Il s’agit d’un « niveau jamais observé auparavant sur le territoire hexagonal », reconnaît Santé publique France.
La dengue et le chikungunya ont circulé de fin mai à mi-novembre : quatre épisodes ont duré plus de trois mois. « Cette situation confirme l’extension de la zone à risque d’arboviroses en France hexagonale et en Europe, en lien avec l’élargissement de l’aire de répartition d’Aedes albopictus, observé depuis 2006 », ajoutent les experts.
Par ailleurs, certaines régions ont fait face aux premiers cas autochtones de leur histoire : la Nouvelle-Aquitaine, le Grand Est et la Bourgogne-Franche-Comté.
Piqûre de moustique tigre : comment la reconnaître et la soigner ?
Pour limiter les risques de transmission de maladie par les moustiques tigre, les autorités sanitaires appellent à porter des vêtements longs, amples et clairs qui couvrent au maximum votre corps, à appliquer des répulsifs cutanés lors des sorties ou faire attention à limiter les zones de ponte possible pour des moustiques (pot de fleurs, seaux, gouttières mal entretenues…). Mais que faire si malgré ces précautions, un moustique tigre parvient à vous piquer ?
« Dans la majorité des cas, nettoyer la piqûre avec de l’eau et du savon, avant d’y appliquer une crème apaisante devrait suffire à calmer les démangeaisons. Vous pouvez prendre conseil auprès de votre pharmacien concernant l’usage de ces crèmes apaisantes », indique l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes.
Il est aussi recommandé de consulter un médecin traitant en cas de :
- réaction allergique ou encore de surinfection des piqûres à cause du grattage de la peau…
- symptômes évocateurs du chikungunya, du zika ou de la dengue dans les jours qui suivent : maux de tête accompagnés de fièvre, douleurs articulaires ou courbatures, éruption cutanée, fatigue…
Par ailleurs, petites astuces pour reconnaître la piqûre d’un moustique tigre à celle de ses cousins : elle est plus douloureuse et démange plus longtemps que les autres. Elle gratte aussi immédiatement. Après la piqûre, une rougeur (environ 3 cm) avec au centre un gonflement allant de 5 millimètres à 2 centimètres de diamètre, un peu plus claire que la couleur de la peau, apparaît. De plus, le bouton est généralement dur, chaud et douloureux.




