Le dernier rapport de Santé publique France révèle que le nombre de cas autochtones d’infection au virus du Nil occidental en France a plus que doublé par rapport à 2025.
Porté par les effets du réchauffement climatique sur notre pays, le virus du Nil occidental, aussi appelé West Nile, est particulièrement virulent dans l’Hexagone.
Alors qu’il reste encore plus d’un mois et demi avant la fin de la surveillance renforcée des arboviroses, Santé publique France compte déjà plus du double de cas autochtones par rapport à 2025. Faisons le point sur cette maladie transmise par les moustiques du genre Culex, présents sur l’ensemble du territoire métropolitain et actifs entre les mois de mai et de novembre.
Infection au virus du Nil occidental : 161 cas autochtones recensés
Selon le bilan hebdomadaire publié mercredi, seize nouveaux cas autochtones d’infection au virus du Nil occidental ont été enregistrés entre le 28 septembre et le 4 octobre. Ce qui porte le nombre de cas à 161 depuis le début de la saison. 28 étaient asymptomatiques et 133 étaient symptomatiques (apparition brutale d’une fièvre importante, maux de tête, toux, douleurs dorsales et musculaires, gonflement des ganglions du cou, éruption cutanée, nausées…).
Ces chiffres mettent les experts en alerte, car, en 2025, on en avait enregistré seulement 62 cas autochtones, dont 5 décès.
En 2026, le virus West Nile est aussi soupçonné d’être responsable de 5 morts également, mais le lien entre la maladie et les décès n’ont pas encore été confirmés par les experts.
West Nile : le virus présent dans 13 nouveaux départements
Le virus du Nil occidental a aussi élargi sa zone d’action. Des cas humains ont été détectés dans 13 départements pour la première fois en 2026. Il s’agit de l’Aude, le Tarn (Occitanie), les Hauts-de-Seine, la Seine-et-Marne, les Yvelines (Île-de-France), la Drôme, le Rhône, l’Isère, l’Ain (Auvergne-Rhône-Alpes), la Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire, la Vendée (Pays de la Loire) et le Loiret (Centre-Val de Loire). Pour 15 cas, aucun lieu précis de contamination n’a pu être identifié.
Le virus West Nile parvient à voyager de plus en plus vers le nord de l’Europe sous « l’effet de l’évolution des zones humides, des déplacements d’oiseaux migrateurs, des modifications environnementales favorisant la prolifération des moustiques vecteurs, du réchauffement climatique dans les zones septentrionales », avait expliqué l’Agence régionale de santé d’Île-de-France dans un communiqué publié en août dernier.




