7ème anniversaire de la disparition de Ousmane Tanor Dieng : L’impérieux devoir de mémoire envers l’illustre homme

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CONTRIBUTION
7ème anniversaire de la disparition de Ousmane Tanor Dieng : L’impérieux devoir de mémoire envers l’illustre homme

Une fois encore, pour la septième fois, ce 15 juillet 2026, nous nous arrêtons un instant, le temps de nous souvenir et de commémorer l’anniversaire de la disparition de cet homme exceptionnel arraché à notre affection le 15 juillet 2019. Nous ne cesserons jamais de pleurer OTD, de nous référer à ses valeurs, à sa trajectoire politique socialiste, à Senghor, son modèle. OTD tenait chaque instant à perpétuer le socialisme, tant il considérait que cette vision du monde conserve une jeunesse immortelle et une source pour demain.
L’actualité de la pensée socialiste d’OTD est prégnante de nos jours, dans un contexte mondial refroidi par les impacts considérables des crises financières cycliques du système néolibéral, des crises sanitaires pandémiques, du changement climatique sur la vie des sociétés, des guerres hybrides mettant en branle la fragilité du système mondial axé sur «l’échange inégal». L’endettement des pays à faible revenu, généré par l’échange inégal et les menaces qui planent sur l’humanité du fait du retour au protectionnisme prôné par les droites au pouvoir dans les pays riches,risque encore davantage de creuser les inégalités entre les pays. Aussi, l’annulation de la dette publique africaine et le réaménagement de la dette commerciale pour un nouvel ordre économique équitable deviennent-ils une nécessité absolue aujourd’hui plus qu’hier.
Le temps est revenu, ce 15 juillet 2026, de rendre un hommage à la dimension de l’homme exceptionnel en revisitant sa vision du monde fondée sur la justice sociale et la solidarité humaine en raison des rapports qui le liaient aux populations, mais aussi en raison des relations multiformes qu’il entretenait avec le monde culturel, économique, religieux et sportif, la Société civile à travers ses organisations et l’œuvre accomplie pour son pays, pour l’Afrique et le monde.
L’humanisme qui caractérisait OTD et qui fondait son engagement, et la foi qui l’animait pour le relèvement des conditions de vie et d’existence des populations, étaient légendaires. C’est la raison pour laquelle il s’était intéressé à la chose politique pour la conquête du pouvoir afin d’avoir une influence sur le cours des événements en vue de la matérialisation d’une société de progrès.
En parlant de projet de société, vous devinez le choix impérissable par Senghor, puis par Tanor Dieng, d’un modèle sénégalais de développement qui soit en même temps socialiste et démocratique, le projet socialiste, c’est-à-dire la volonté de promouvoir le progrès économique par la réduction des inégalités, aux seules fins de l’épanouissement de l’homme intégral, de tout l’homme et de tous les hommes.
Plus fondamentalement, OTD était un homme du Peuple par sa ligne de masse, en ce qu’il était proche des paysans, pasteurs et pêcheurs, en témoigne son attachement viscéral au royaume d’enfance Ngué­niène, qu’il a réussi à sortir de l’anonymat, comme Joal dans la poésie de Senghor. Mais OTD était aussi un adepte du sport par ses vertus, reconnu par le monde sportif dans sa totalité qui lui avait rendu un vibrant hommage. Ousmane Tanor Dieng avait assisté, peu avant sa disparation, aux Cham­pionnats d’athlétisme de Moscou et à la dernière Coupe du monde de football dans la même ville, et voilà que les Jeux Olympiques de la Jeu­nesse vont être organisés dans son propre pays, le Sénégal, pour la première fois en Afrique. Certainement, il en est «prémonitoirement» pour quelque chose. Les vertus de l’Olympisme, fondées sur le respect et la solidarité humaine pour contribuer à un monde meilleur, comme le postulait Pierre de Coubertin, étaient réelles chez OTD.
Vous conviendrez que la dis­parition inattendue d’un tel personnage qui avait des liens entretenus presque avec tout le monde, constitue un choc in­commensurable qui continue d’affecter surtout sa famille politique. Nous continuons à le pleurer et à nous souvenir de lui au vu de ce que cette illustre personne représente dans nos cœurs meurtris. Toutefois, la mort n’est pas le dernier mot de la vie pour l’Africain et, à travers la force de l’âme, nous continuerons de lui parler pour nous ressourcer et de célébrer sa mémoire.
Kadialy GASSAMA
Economiste
Rue Faidherbe X Pierre Verger
Rufisque