Président contre président Par Moussa Kamara

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CONTRIBUTION
Président contre président Par Moussa Kamara

Cette entente fraternelle n’a duré que deux ans. Les démons de la division ont agi et parlé. Aujourd’hui, un parti est né des flancs de Pastef et d’autres partis. Au-delà des bisbilles et quolibets récurrents dans ces circonstances, quels enseignements faut-il tirer de cette division ?

Pour créer un parti il faut être seul maitre à bord et s’entourer de compagnons fiables. Quand Ousmane Sonko ne pouvait pas se présenter, il lui revenait de désigner un candidat pour le parti. Des noms avaient circulé mais personne ne croyait en leur fiabilité et crédibilité ; du moins chez les observateurs avisés. Et quand Sonko indiqua Diomaye, le peuple pastéfien approuva. Bassirou Diomaye était secrétaire général du parti, ardent défenseur de Sonko et Inspecteur des Impôts et Domaines. Le candidat désigné sortait de prison pour aller battre campagne. Personne n’était riche à l’époque et tout le monde battait campagne avec les moyens dont on disposait. Le triomphe de Pastef fut sans équivoque. Diomaye élu Président porta Sonko à la Primature. 

Deux ans de Primature avec des pouvoirs jamais accordés à son patron. Jamais assouvi, le Pm en redemandait encore et toujours pour accélérer la cadence. Arriva le moment où le Président dit niet. Les attaques contre sa personne fusèrent des rangs du Pastef et eurent le don de titiller le Chef qu’il est. 

Le départ de Sonko du gouvernement est acté. Avec une rapidité inouïe, de Premier ministre il devint Président de l’Assemblée nationale ! Deuxième personnalité de l’Etat, Ousmane Sonko dispose de moyens constitutionnels pour contrôler le gouvernement. Pendant ces deux années, l’exercice de la fonction de Président de la République laisse des empreintes indélébiles sur l’homme. Bassirou Diomaye Diakhar Faye est le Président de la République, Chef de l’Etat, Gardien de la Constitution, Clé de voute des Institutions et seul signataire des décrets de la République ! Ces pouvoirs donnent de l’envergure, de la puissance et de l’autorité. A condition de bien s’en servir ! 

Le Diomaye d’il y’a deux ans est bien différent du Diomaye d’aujourd’hui. Lui aussi est très bien informé et avec tous les atouts dont il dispose, il peut sans erreur aucune, réaliser tous ses rêves. Comme le Kiraay ! Ce que les Pastéfiens ne peuvent entendre ni croire, ils attendent la prochaine présidentielle pour le déboulonner et installer leur mentor. Qui donc vivra verra, à Dieu ne plaise !!!

C’est fou ce que les choses changent vite. Il y a deux ans, l’atmosphère était assez féerique. La victoire de Pastef était totale et sans ambages. Sonko et Diomaye ne faisaient alors qu’un. Les militants étaient unis et voyaient l’avenir avec ravissement. Leur succès dépassait les frontières du pays. La victoire n’était autre que celle de la démocratie. 

Cette entente fraternelle n’a duré que deux ans. Les démons de la division ont agi et parlé. Aujourd’hui, un parti est né des flancs de Pastef et d’autres partis. Au-delà des bisbilles et quolibets récurrents dans ces circonstances, quels enseignements faut-il tirer de cette division ?

Pour créer un parti il faut être seul maitre à bord et s’entourer de compagnons fiables. Quand Ousmane Sonko ne pouvait pas se présenter, il lui revenait de désigner un candidat pour le parti. Des noms avaient circulé mais personne ne croyait en leur fiabilité et crédibilité ; du moins chez les observateurs avisés. Et quand Sonko indiqua Diomaye, le peuple pastéfien approuva. Bassirou Diomaye était secrétaire général du parti, ardent défenseur de Sonko et Inspecteur des Impôts et Domaines. Le candidat désigné sortait de prison pour aller battre campagne. Personne n’était riche à l’époque et tout le monde battait campagne avec les moyens dont on disposait. Le triomphe de Pastef fut sans équivoque. Diomaye élu Président porta Sonko à la Primature. 

Deux ans de Primature avec des pouvoirs jamais accordés à son patron. Jamais assouvi, le Pm en redemandait encore et toujours pour accélérer la cadence. Arriva le moment où le Président dit niet. Les attaques contre sa personne fusèrent des rangs du Pastef et eurent le don de titiller le Chef qu’il est. 

Le départ de Sonko du gouvernement est acté. Avec une rapidité inouïe, de Premier ministre il devint Président de l’Assemblée nationale ! Deuxième personnalité de l’Etat, Ousmane Sonko dispose de moyens constitutionnels pour contrôler le gouvernement. Pendant ces deux années, l’exercice de la fonction de Président de la République laisse des empreintes indélébiles sur l’homme. Bassirou Diomaye Diakhar Faye est le Président de la République, Chef de l’Etat, Gardien de la Constitution, Clé de voute des Institutions et seul signataire des décrets de la République ! Ces pouvoirs donnent de l’envergure, de la puissance et de l’autorité. A condition de bien s’en servir ! 

Le Diomaye d’il y’a deux ans est bien différent du Diomaye d’aujourd’hui. Lui aussi est très bien informé et avec tous les atouts dont il dispose, il peut sans erreur aucune, réaliser tous ses rêves. Comme le Kiraay ! Ce que les Pastéfiens ne peuvent entendre ni croire, ils attendent la prochaine présidentielle pour le déboulonner et installer leur mentor. Qui donc vivra verra, à Dieu ne plaise !!!