Washington accuse des responsables du Front de libération du peuple du Tigré de compromettre les efforts de paix et de risquer une reprise du conflit dans le nord du pays
Les États-Unis ont annoncé jeudi des restrictions de visa visant certains ressortissants éthiopiens accusés de compromettre le processus de paix en Éthiopie, en ciblant notamment des membres qualifiés de radicaux du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) ainsi que leurs proches.
Dans un communiqué, le Département d’État américain a estimé que les tensions croissantes entre des responsables du TPLF et le gouvernement éthiopien menaçaient de raviver le conflit dans le nord de l’Éthiopie et de fragiliser la stabilité régionale.
Washington précise que cette mesure concerne les personnes jugées responsables ou complices d’actions entravant la résolution de la crise dans la région du Tigré.
Les autorités américaines n’ont pas précisé le nombre de personnes concernées ni leur identité.
Cette décision intervient alors que les inquiétudes se multiplient quant à une possible dégradation de la situation sécuritaire dans le Tigré, région qui a été le théâtre d’un conflit meurtrier entre les forces fédérales éthiopiennes et le TPLF avant la signature d’un accord de paix en 2022.
Les États-Unis, qui ont soutenu les efforts diplomatiques en faveur d’un règlement durable du conflit, affirment vouloir préserver les acquis du processus de paix et prévenir une nouvelle escalade dans la Corne de l’Afrique.




