Ne pas avoir les mêmes rythmes alimentaires en semaine et en week-end augmente le risque de maladies cardiovasculaires chez les hommes.
En semaine, entre les réveils matinaux, le travail, les transports et les enfants, nous avons tendance à manger quand nous pouvons plus tôt que quand nous avons faim. Ce qui crée un décalage avec notre rythme biologique interne que nous suivons plus facilement le week-end et les jours de congés. Ce phénomène, nommé jet-lag alimentaire qui perturbe notre horloge biologique, n’est pas sans conséquence.
Une équipe de l’INRAE, de l’Inserm, de l’université Sorbonne Paris Nord, de l’université Paris Cité et du Cnam, a découvert un lien entre le décalage horaire alimentaire et un risque accumulé de maladies cardiovasculaires chez les hommes. Leurs résultats ont été publiés dans Communications Medicine , le 1er septembre.
Le jet-alimentaire augmente le risque de maladies cardiovasculaires de 14 %
Pour évaluer l’impact du rythme alimentaire sur le cœur, les chercheurs ont repris les données de 104.806 participants majeurs de la cohorte NutriNet-Santé entre 2009 et 2023. Leur jet-lag alimentaire était calculé à partir des horaires du premier et du dernier repas de la journée, relevés en semaine et le week-end. Cela a permis de distinguer 3 types de comportement :
- Avance : les heures de prises alimentaires sont plus tôt le week-end par rapport à la semaine, avec en moyenne 2 h d’avance dans la fenêtre de prise alimentaire ;
- Maintien : les horaires des prises alimentaires sont pratiquement identiques entre la semaine et le week-end ;
- Retard : les heures des repas sont retardées le week-end par rapport à la semaine, avec en moyenne 1h40 de retard dans la fenêtre de prise alimentaire.
Les analyses ont ensuite mis en évidence que chaque heure supplémentaire de décalage horaire, quelle que soit sa direction, est associée à un risque d’accumulation de maladies cardiovasculaires chez les hommes de +14 % en moyenne. Le risque maladies de coronariennes augmente, lui, de +21 % en moyenne. Par contre, aucun lien entre le décalage horaire alimentaire et les troubles cardiaques n’a été observé chez les femmes.
Bernard Srour, directeur de recherche INRAE, précise : « Cette nouvelle étude suggère qu’au-delà des prises tardives, la régularité des rythmes alimentaires entre les jours de semaine et le week-end apparaît tout aussi importante » , en particulier chez les hommes. « Ces associations semblent être indépendantes de la durée du sommeil, suggérant que la régularité des prises alimentaires pourrait modifier les rythmes biologiques. Nous poursuivons nos travaux pour mieux comprendre ce phénomène » , conclut-il dans un communiqué .
Le jet-alimentaire augmente le risque de maladies cardiovasculaires de 14 %
Pour évaluer l’impact du rythme alimentaire sur le cœur, les chercheurs ont repris les données de 104.806 participants majeurs de la cohorte NutriNet-Santé entre 2009 et 2023. Leur jet-lag alimentaire était calculé à partir des horaires du premier et du dernier repas de la journée, relevés en semaine et le week-end. Cela a permis de distinguer 3 types de comportement :
- Avance : les heures de prises alimentaires sont plus tôt le week-end par rapport à la semaine, avec en moyenne 2 h d’avance dans la fenêtre de prise alimentaire ;
- Maintien : les horaires des prises alimentaires sont pratiquement identiques entre la semaine et le week-end ;
- Retard : les heures des repas sont retardées le week-end par rapport à la semaine, avec en moyenne 1h40 de retard dans la fenêtre de prise alimentaire.
Les analyses ont ensuite mis en évidence que chaque heure supplémentaire de décalage horaire, quelle que soit sa direction, est associée à un risque d’accumulation de maladies cardiovasculaires chez les hommes de +14 % en moyenne. Le risque maladies de coronariennes augmente, lui, de +21 % en moyenne. Par contre, aucun lien entre le décalage horaire alimentaire et les troubles cardiaques n’a été observé chez les femmes.
Bernard Srour, directeur de recherche INRAE, précise : « Cette nouvelle étude suggère qu’au-delà des prises tardives, la régularité des rythmes alimentaires entre les jours de semaine et le week-end apparaît tout aussi importante » , en particulier chez les hommes. « Ces associations semblent être indépendantes de la durée du sommeil, suggérant que la régularité des prises alimentaires pourrait modifier les rythmes biologiques. Nous poursuivons nos travaux pour mieux comprendre ce phénomène » , conclut-il dans un communiqué .




