Une faible force musculaire est associée à une augmentation de 400 % du risque de décès, contre 50 % pour le tabagisme.
Le sport est essentiel pour rester en bonne santé. Selon Chris Macdonald, chercheur à l’Université de Cambridge, il serait même essentiel pour réduire le risque de décès. Dans un article, paru dans Frontiers in Nutrition, ce spécialiste défend une réforme des recommandations en matière d’activité physique. Son étude est basée sur l’analyse des résultats de différentes recherches scientifiques sur le sujet.
Le manque d’activité physique augmente le risque de décès
« Le consensus scientifique est clair : l’activité physique procure de nombreux bienfaits, et en ce qui concerne la dose recommandée, toute quantité est bénéfique, mais plus on en fait, mieux c’est, rappelle ce spécialiste. Toute activité physique supérieure à environ 15 minutes par jour est associée à une réduction de la mortalité toutes causes confondues. » Selon les données scientifiques analysées par Chris Macdonald, le contraste entre les différents niveaux d’activité physique, en matière de santé, est particulièrement visible. « Une très faible condition cardiovasculaire est associée à un risque de décès environ quatre fois plus élevé qu’en cas de bonne condition physique, et une faible force musculaire à une augmentation d’environ 200 %, développe-t-il. Le tabagisme, quant à lui, entraîne une augmentation d’environ 50 %. »
Protéines : quelle quantité faut-il consommer ?
Dans son étude, le chercheur britannique s’intéresse aussi aux recommandations concernant l’apport en protéines. Selon lui, les niveaux suggérés actuellement par les autorités de santé britanniques visent principalement « à prévenir les carences chez les adultes sédentaires ». Les études citées dans son article plaident pour un apport supérieur pour les personnes physiquement actives, les personnes âgées et les femmes enceintes. Pour elles, des quantités plus importantes de protéines permettaient d’améliorer la force et la croissance musculaires.
Chris Macdonald évoque également les bienfaits des régimes riches en protéines sur la perte de masse grasse, notamment grâce à une satiété accrue. « On associe souvent l’exercice physique intense et les régimes hyperprotéinés aux culturistes et à des objectifs esthétiques superficiels, estime-t-il. Pourtant, ces mêmes régimes permettent à la population générale d’allonger son espérance de vie et de préserver sa santé. Il s’agit donc moins d’avoir des abdominaux sculptés et un corps de rêve que de pouvoir porter ses petits-enfants, jouer avec eux et même se souvenir d’eux grâce à un corps et un esprit forts et résilients. »




