Le taux de testostérone influence les risques de ce trouble cardiaque
La testostérone n’impacterait pas uniquement la fertilité masculine, l’hormone sexuelle jouerait aussi sur la santé du cœur. Une étude, publiée dans Journal of the Endocrine Society le 1er septembre 2026, révèle que les hommes ayant un taux de testostérone faible ou élevé peuvent avoir un risque accru de fibrillation auriculaire, un trouble du rythme cardiaque courant aussi appelé fibrillation atriale.
Un lien entre le taux de testostérone et la fibrillation atriale
Pour cette étude, les chercheurs ont repris l’ensemble des travaux menés sur la thérapie de substitution à la testostérone et ses effets sur le rythme cardiaque de ces dernières années. L’analyse de l’ensemble des données réunies montre que les hommes présentant un faible taux de testostérone et ceux avec taux élevé affichaient un risque accru de fibrillation atriale. Par contre, ce risque semblait minimal pour les patients ayant un niveau compris dans la fourchette normale, soit entre 300 et 1.000 ng/dL.
« Un taux de testostérone trop faible ou trop élevé semble augmenter le risque de fibrillation auriculaire, par des mécanismes biologiques distincts », explique le Dr Rajat S. Barua, co-auteur de l’étude et médecin au Kansas City Veterans Affairs Medical Center de Kansas City (USA).
Cette découverte pourrait conduire à des modifications dans la prise en charge des thérapies de substitution à la testostérone. « Cela signifie que la dose et le taux cible sont importants, remarque l’expert. L’étude conclut que le traitement doit être individualisé et faire l’objet d’un suivi. »
Thérapie de substitution à la testostérone : il faut surveiller le taux d’hormone
Face à ses résultats, l’équipe estime qu’il est essentiel de proposer un traitement hormonal personnalisé aux hommes qui ont ce type de prescription. Les scientifiques ajoutent que l’objectif des médecins devrait être de rétablir un taux hormonal en milieu de fourchette normale (environ 350 à 550 ng/dL de testostérone totale) plutôt que de l’augmenter excessivement. Ils préconisent l’usage de formulations à libération lente et un suivi structuré. « La fourchette thérapeutique de la testostérone totale, de 350 à 550 ng/dL, est déduite de données observationnelles et n’a pas encore fait l’objet d’études prospectives », précisent les auteurs dans leur communiqué.
Ils appellent également à une prise en charge de l’obésité, l’apnée du sommeil, l’hypertension et la consommation d’alcool des patients sous ce traitement. Il faudrait également, selon eux, surveiller le rythme cardiaque, l’hématocrite (proportion de globules rouges dans le sang), la pression artérielle et les fonctions rénales et hépatiques pendant la durée de la prise d’hormones.



